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Tableaux
photographiques - Nicolas AULAGNIER
Du 5 octobre au 20 novembre
2008
Vernissage
vendredi 9 octobre - 18h30
" La peinture est pour moi un moyen d'échapper à
la réalité, et la photographie le reflet de la réalité.
Afin de joindre cette antinomie, j'utilise une technique
de transfert d'image sur toile, au rendu très spécifique
". Nicolas Aulagnier photographie, compose ses images
numériquement, les fragmente en les imprimant morceaux
par morceaux, puis les reconstitue en appliquant
l'impression sur la toile… Ce processus où les étapes
sont démultipliées fait transiter l'œuvre picturale
d'un support à l'autre. Entre les mains de l'artistes,
les images du réel subissent de multiples métamorphoses
alchimiques et sémantiques. " Je suis à la fois
acteur et metteur en scène de mes tableaux. En travaillant
à partir d'images numériques, je viens définir des
espaces scénographiques et intéragir à l'intérieur
de ces environnements. " L'artiste joue le détournement
et inscrit dans ses œuvres des ambiguïtés temporelles,
géographiques, iconographiques. Les références se
percutent. Plastiquement, l'œuvre se matérialise
au moment de l'impression : elle devient amas d'encre
non sèche, ce qui lui confère à la fois matière
et impermanence. Le transfert de cette texture sur
la toile fait perdre à l'image son aspect lisse
et homogène. Elle semble ainsi vivre un phénomène
de vieillissement accéléré. Ce procédé créatif relève
d'une véritable mise en scène, d'une théâtralisation,
par laquelle la réalité est ainsi sans cesse distanciée
et finalement, remise en jeu.
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Assemblages
- Claire NICOLE
Du 7 janvier au 12 février 2010
Vernissage
vendredi 8 janvier à 18h30
"
De mon enfance passée dans le sud-Ouest, j'ai gardé
le goût des balades le long des côtes charentaises.
L'hiver surtout, après une bonne tempête, je pars
récolter sur les rivages toutes sortes d'objets rejetés
par la Garonne ou l'océan : bois flottés bien sûr,
mais aussi d'autres reliefs des marées : plastiques,
morceaux de filets déchirés, bouts de cordages ou
pierres flottées. Je me suis constitué un trésor de
guerre qui me ravit lorsque je le contemple... L'assemblage
de ces trouvailles en "bonshommes" se fait parfois
facilement, certaines figures émergent simplement,
presque toutes seules : ce bois-là va avec ce bois-là,
ce socle-là, les yeux comme-ci.... Elles sont vite
autonomes. D'autres compositions résistent parfois
à l'assemblage ". Fixer ensemble des éléments de toute
nature, et faire tenir debout, nécessite recherche,
essais, ingéniosité… " De la contrainte naît la trouvaille.
J'aime bien que mes bonshommes en devenir résistent
à la construction. C'est motivant, et qu'est-ce qu'on
est heureux quand on a enfin trouvé et que le bonhomme
part vivre sa vie ! " Claire Nicolle fait ainsi naître
une tribu d'êtres filiformes, hérissés de clous rouillés,
orné de pierres dépolies, ou de bouts de ficelle délavés.
Issus des eaux, elle les sort de l'horizontalité :
d'un bout de planche elle dresse un corps, surmontée
d'une tête simplement pourvue d'yeux, conférant à
l'objet une étrange humanité…Le choc de sa rencontre
avec les arts premiers et les sculptures de Mustapha
Dimé n'est pas loin…
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Natures
mortes - Jean-Paul PROIX
Du 8 mars au 16 avril 2010
Vernissage Vendredi 12 mars à 18h30
" Je fais partie d'une génération surtout préoccupée
par la forme, l'écriture, le signe, assez peu par
le sujet. Le rôle de " témoin de son temps " me semblait
réservé à la photographie. Après 10 ans de " non figuration
" où le tableau était d'abord rapport de formes et
de couleurs, je pris conscience que cet impératif
n'était pas incompatible avec la représentation d'un
paysage, d'une figure ou d'un objet. Si nous vivons
une époque où règne l'image fugitive et de grande
consommation, le besoin de s'attarder et de contempler
se fait encore plus impérieux. A travers la nature
morte je suis surtout préoccupé de rythmes, de contrastes
et de structures, (…) et pour mettre en valeur la
forme, c'est l'éclairage et le dessin qui m'importent,
la couleur venant après. " Jean-Paul Proix met en
scène ses objets : il équilibre leur répartition dans
l'espace et aménage les ombres. Son oeil cadre, comme
on le ferait avec un appareil photo, pour ne reporter
sur la toile qu'une portion resserrée de la scène.
Proche du trompe l'œil, sa peinture révèle avec splendeur
les drapés, qui en deviennent presque abstraits. "
Simplicité des formes, matité des couleurs, économie
du dessin et des volumes. (…) La matière est plane,
presque dépouillée, et d'autant plus suggestive peut-être.
" (André Comte-Sponville). C'est là toute l'approche
de Jean-Paul Proix, qui semble ainsi transformer le
réel en hyperréel, la matière et les textures en éléments
plastiques pures.
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Incidences
- Marcel CARTUS
Du 4 mai au 11 juin 2010
Vernissage
vendredi 7 mai à 18h30
" Incidence : être émerveillé par les incidents qui
arrivent ". Les créations de Marcel Cartus relèvent
de l'expérimentation, voire même de l'expérience physique-chimique.
En véritable explorateur des possibles, il invente
des formes plastiques inattendues. La maîtrise s'acquiert
en constatant les effets d'une erreur ou du hasard
; alors l'artiste intervient pour diriger ce hasard,
et jouer avec la matière. Il y a la surprise de ce
que ça donne à voir, puis il s'agit de comprendre
le procédé pour l'exploiter dans un jeu avec les volumes,
les formes, les couleurs, les textures… De son oeuvre,
on découvre ici 2 aspects : La série, qui accepte
le cadre, propose à l'œil une forme répétitive et
linéaire. Dans ses tableaux en volume comme dans ses
œuvres à l'encre, l'aspect sériel renvoit au musical,
au rythme : la respiration, le geste, la pause. Point,
couleur, ligne, arrêt. Dans son travail d'accumulation
expansive, les éléments se chevauchent, s'entremêlent,
la matière, figée en plein mouvement, donne l'illusion
d'être en développement. Il construit ainsi des volumes
dégoulinants, des paysages extraordinaires plastifiés
et acidulés, des protubérances qui semblent surgir
de nulle part. Marcel Cartus passe ainsi de la retenue,
à l'explosion, de moments posés, à l'extravagance,
de la sourdine à la fanfare, avec comme fil conducteur
" l'incidence ".
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