EXPOSITIONS saison 2009/2010

 

en accès libre aux heures d'ouverture de FLC MJC hors visites scolaires-
Sur réservation pour les groupes et les scolaires : visites pédagogiques guidées
 

Juliette BONIN
01.64.22.37.75 - cap.jeunes@wanadoo.fr

 



 
 






 

Tableaux photographiques - Nicolas AULAGNIER
Du 5 octobre au 20 novembre
2008 Vernissage vendredi 9 octobre - 18h30
" La peinture est pour moi un moyen d'échapper à la réalité, et la photographie le reflet de la réalité. Afin de joindre cette antinomie, j'utilise une technique de transfert d'image sur toile, au rendu très spécifique ". Nicolas Aulagnier photographie, compose ses images numériquement, les fragmente en les imprimant morceaux par morceaux, puis les reconstitue en appliquant l'impression sur la toile… Ce processus où les étapes sont démultipliées fait transiter l'œuvre picturale d'un support à l'autre. Entre les mains de l'artistes, les images du réel subissent de multiples métamorphoses alchimiques et sémantiques. " Je suis à la fois acteur et metteur en scène de mes tableaux. En travaillant à partir d'images numériques, je viens définir des espaces scénographiques et intéragir à l'intérieur de ces environnements. " L'artiste joue le détournement et inscrit dans ses œuvres des ambiguïtés temporelles, géographiques, iconographiques. Les références se percutent. Plastiquement, l'œuvre se matérialise au moment de l'impression : elle devient amas d'encre non sèche, ce qui lui confère à la fois matière et impermanence. Le transfert de cette texture sur la toile fait perdre à l'image son aspect lisse et homogène. Elle semble ainsi vivre un phénomène de vieillissement accéléré. Ce procédé créatif relève d'une véritable mise en scène, d'une théâtralisation, par laquelle la réalité est ainsi sans cesse distanciée et finalement, remise en jeu.


Assemblages - Claire NICOLE
Du 7 janvier au 12 février 2010
Vernissage vendredi 8 janvier à 18h30

" De mon enfance passée dans le sud-Ouest, j'ai gardé le goût des balades le long des côtes charentaises. L'hiver surtout, après une bonne tempête, je pars récolter sur les rivages toutes sortes d'objets rejetés par la Garonne ou l'océan : bois flottés bien sûr, mais aussi d'autres reliefs des marées : plastiques, morceaux de filets déchirés, bouts de cordages ou pierres flottées. Je me suis constitué un trésor de guerre qui me ravit lorsque je le contemple... L'assemblage de ces trouvailles en "bonshommes" se fait parfois facilement, certaines figures émergent simplement, presque toutes seules : ce bois-là va avec ce bois-là, ce socle-là, les yeux comme-ci.... Elles sont vite autonomes. D'autres compositions résistent parfois à l'assemblage ". Fixer ensemble des éléments de toute nature, et faire tenir debout, nécessite recherche, essais, ingéniosité… " De la contrainte naît la trouvaille. J'aime bien que mes bonshommes en devenir résistent à la construction. C'est motivant, et qu'est-ce qu'on est heureux quand on a enfin trouvé et que le bonhomme part vivre sa vie ! " Claire Nicolle fait ainsi naître une tribu d'êtres filiformes, hérissés de clous rouillés, orné de pierres dépolies, ou de bouts de ficelle délavés. Issus des eaux, elle les sort de l'horizontalité : d'un bout de planche elle dresse un corps, surmontée d'une tête simplement pourvue d'yeux, conférant à l'objet une étrange humanité…Le choc de sa rencontre avec les arts premiers et les sculptures de Mustapha Dimé n'est pas loin…

Natures mortes - Jean-Paul PROIX
Du 8 mars au 16 avril 2010
Vernissage Vendredi 12 mars à 18h30
" Je fais partie d'une génération surtout préoccupée par la forme, l'écriture, le signe, assez peu par le sujet. Le rôle de " témoin de son temps " me semblait réservé à la photographie. Après 10 ans de " non figuration " où le tableau était d'abord rapport de formes et de couleurs, je pris conscience que cet impératif n'était pas incompatible avec la représentation d'un paysage, d'une figure ou d'un objet. Si nous vivons une époque où règne l'image fugitive et de grande consommation, le besoin de s'attarder et de contempler se fait encore plus impérieux. A travers la nature morte je suis surtout préoccupé de rythmes, de contrastes et de structures, (…) et pour mettre en valeur la forme, c'est l'éclairage et le dessin qui m'importent, la couleur venant après. " Jean-Paul Proix met en scène ses objets : il équilibre leur répartition dans l'espace et aménage les ombres. Son oeil cadre, comme on le ferait avec un appareil photo, pour ne reporter sur la toile qu'une portion resserrée de la scène. Proche du trompe l'œil, sa peinture révèle avec splendeur les drapés, qui en deviennent presque abstraits. " Simplicité des formes, matité des couleurs, économie du dessin et des volumes. (…) La matière est plane, presque dépouillée, et d'autant plus suggestive peut-être. " (André Comte-Sponville). C'est là toute l'approche de Jean-Paul Proix, qui semble ainsi transformer le réel en hyperréel, la matière et les textures en éléments plastiques pures.

Incidences - Marcel CARTUS
Du 4 mai au 11 juin 2010
Vernissage vendredi 7 mai à 18h30
" Incidence : être émerveillé par les incidents qui arrivent ". Les créations de Marcel Cartus relèvent de l'expérimentation, voire même de l'expérience physique-chimique. En véritable explorateur des possibles, il invente des formes plastiques inattendues. La maîtrise s'acquiert en constatant les effets d'une erreur ou du hasard ; alors l'artiste intervient pour diriger ce hasard, et jouer avec la matière. Il y a la surprise de ce que ça donne à voir, puis il s'agit de comprendre le procédé pour l'exploiter dans un jeu avec les volumes, les formes, les couleurs, les textures… De son oeuvre, on découvre ici 2 aspects : La série, qui accepte le cadre, propose à l'œil une forme répétitive et linéaire. Dans ses tableaux en volume comme dans ses œuvres à l'encre, l'aspect sériel renvoit au musical, au rythme : la respiration, le geste, la pause. Point, couleur, ligne, arrêt. Dans son travail d'accumulation expansive, les éléments se chevauchent, s'entremêlent, la matière, figée en plein mouvement, donne l'illusion d'être en développement. Il construit ainsi des volumes dégoulinants, des paysages extraordinaires plastifiés et acidulés, des protubérances qui semblent surgir de nulle part. Marcel Cartus passe ainsi de la retenue, à l'explosion, de moments posés, à l'extravagance, de la sourdine à la fanfare, avec comme fil conducteur " l'incidence ".